Ma conférence à Shanghai

Je suis professeur de Qi Gong, diplômée de l’école des Temps du Corps à Paris, formée par Maître Ke Wen, et du centre national de Qi Gong thérapeutique de Beidahe en Chine.
Afin de vous faire partager mon regard sur le Qi Gong, je vous livre ici l’abstract de la conférence que j’ai donnée au 13ème congrès international de recherche sur le Qi Gong thérapeutique de Shanghai le 31 juillet 2015 :

Pourquoi est-il nécessaire de transmettre le Qi Gong aujourd’hui ?

Le Qi Gong, plus encore qu’un art de santé, est un mode d’emploi de la vie, une philosophie profonde et légère, car libératrice, qui colore la vie de ceux qui veulent bien lui accorder un peu de leur temps et ouvrir leur regard.


Le Qi Gong est plus que jamais adapté et nécessaire. Dans une société happée par l’externe, ce retour au centre est salvateur.
Cette fois, le mental n’a plus sa place. Le Qi Gong nous coupe progressivement de nos incessants et épuisants questionnements. C’est le corps qui nous dit, nous apprend, nous montre le chemin. Il devient un guide précieux. Oser relâcher, sans craindre de perdre, laisser le souffle vital prendre sa place, observer la paix de l’esprit qui en découle. Expérimenter que la véritable force surgit du vide de l’esprit et de l’ancrage dans notre centre. Que le Qi libéré relie les différents niveaux de l’être, physique, psychique et spirituel, pour que chacun se sente enfin entier, libre et créatif. Que ce Qi délivré permet la véritable connexion avec notre environnement, car tout baigne dans cette énergie unique aux formes multiples. Qu’il nous ouvre les yeux, nettoie les troubles émotionnels, nous rend rayonnants, bienveillants et efficaces.

Le mouvement nous enseigne qu’il est plus efficient de lâcher le « contrôle », d’accepter ce qui arrive, mais activement, de s’adapter. Plus de souplesse dans nos corps, pour plus de fluidité dans nos vies. Il nous permet d’accueillir la plénitude de l’instant présent, la seule vérité qui soit.
Vivre cela profondément permet de l’enseigner avec justesse, en s’adaptant à nos élèves, qui bien souvent en sont éloignés, comme nous l’étions également à nos débuts. Se souvenir de cela et, avec patience et humilité, témoigner de ce trésor et les conduire vers plus de force, de paix et de joie.